Drag 'n Drop

Drag 'n Drop


Shit 'n Drops




xxx C'est parfois au cours de conversations banales que l'on prend conscience de choses qui le sont un peu moins: le dernier film vu au cinéma, la dernière fois qu'on a lu un livre d'une seule traite, qu'on a écrit, dessiné ou mis à jour sa bibliothèque I-Tunes. Quand ais-je vécu pour la dernière fois? A des tas de questions, les réponses commencent par "c'était il y a plus d'un an".

Et là, non, c'est bon merci, ça suffit.
Et puis j'ai Paris.




| On vit une histoire d'amour compliquée depuis près de 4 ans maintenant. On s'en sort pas trop mal tous
| les deux depuis que j'ai quitté ma boîte de pub et que je ne m'engouffre plus dans son métro puant et
| bondé tous les matins.


xxx J'écorne mes économies que je renfloue un peu chez H & M. Que je renfloue oui, parce qu'en plus d'y être "shoppeuse" à mes heures, je passe quelquefois de l'autre côté du miroir et j'habille les parisiennes du boulevard Haussmann au péril de ma voute plantaire et de ma patience.
Certains soirs, épuisée, je m'écroule dans les gros fauteuils de cuir d'un bar lounge près de la gare St Lazare, j'y avale une bière fraîche ou un verre de Sauvignon, j'y crache un peu sur le monde avec mes potes d'infortune... Et ça rit très fort. Ça planifie les soirées à venir, ça se tait parfois, pour écouter celui ou celle dont la voix s'est un peu enrouée...

Parce que c'est ça aussi Paris.

| Ce sont les gens et les cafés. Les rues qui s'enfument et les clopes qu'on y écrase.
| La musique et les mots. Les silences. Les clichés en somme.
| Paris est un immense cliché. Sinon ce serait une ville comme une autre, juste un peu plus grande.
| Plus nerveuse aussi.

xxx Et je suis peut-être également un cliché. Pas encore trentenaire mais plus vingt ans non plus. Amis, amour, bouquins, musique, sorties, shopping, alcools, fumée, chagrins. Désillusions.
Pas tout à fait une vraie parisienne mais plus vraiment une touriste.

Pas tout à fait construite mais déjà pas mal fêlée.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 11:21

Modifié le lundi 15 décembre 2008 19:27

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__________[Now Say Hi!]__
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_ Allez, on respire un grand coup.
_ Salut mon blog que je n'arrive pas
_ à supprimer...

_ Tu sais quoi? On va avancer,
_ repartir à zéro tous les deux.
_ Ce sera pas facile parce que ce
_ boucan dans mon coeur, là...
_ ... cette saloperie de chagrin, ça _ fait plus d'un an.

_ "Avec le temps..." Mon cul Léo!

_Avec le temps on oublie que _dalle! Mais tu fais avec hein?
_ Tu te trouves une vie sympa et _tu te poses dedans.
_Je vais recommencer à déposer
_ici quelques morceaux de vie.


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# Je vais recommencer.

_______'________'_C'était devenu une belle habitude, tôt le matin dans la chambre vide, tard dans la nuit-'
'
_______'________'_face aux bruits de la rue, presque tous les jours, toujours quelque chose à écrire, de_'''_
'
_______'________'_tout petits détails, des trucs à partager. Et un matin plus rien. Vidée, morte, en poudre..
'
_______'________'_Un an de perdu, tu vois. Un an à faire le robot, un an à attendre que le coeur s'arrête. _
'
_______'________'_Une bonne fois pour toute arrêter de chialer ses illusions. Un an que la tête bourdonne.'
'

Je l'entends encore, la pauvre fille qui se disait "pourquoi pas nous?", presque prête à crever ... "pourquoi pas nous?"... Parce que c'est plus "nous", que ce sera sans doute plus jamais "nous". Maintenant c'est toi, toi qui resteras en moi toute ma vie, comme un truc coincé dans l'estomac, ça part pas. J'ai eu beau mettre les doigts au fond, tu partais pas, alors je t'ai gardé. Toi que j'aime pour rien. Bénévolement.

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|||____________________________B o u c a n___d ' e n f e r____________________________|||

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Mon amour a claqué la porte mais j'étais pas du bon côté...


30 Mai - Vas-y, colle-toi une playlist bien triste dans les oreilles et pleure. Porte dans la tête ces chansons qui te retournent le coeur, tu t'en fous t'as plus de coeur. Tu te maquilles pour ne pas pleurer mais tu t'en fous que ton maquillage coule, il dessine à peine les contours de ton visage transparent.

Une semaine sans lui. Ramasse ton amour. D'un seul coup, plus rien. Un coup de tête forcément. Ca avait commencé par un coup de foudre métro Odéon. On ne se quittait plus. Comme ça, ça s'est arrêté. On a oublié à quel point on pouvait s'aimer. La seconde d'après notre vie dégoulinait.

Rentre chez toi, y a des larmes plein ta bière.


C'est pas demain que tu feras un gamin. Tu te traines à l'autre bout de Paris. Tu ne dors plus parce que tu te réveilles en larmes plusieurs fois dans la nuit. Tu ne veux pas gonfler tes potes alors tu dis que ça va mais parfois tu es là dans la rue avec ta démarche de robot et les gens te regardent bizarrement. Tu ne te rends même plus compte que tu pleures.

Personne d'autre. Même si tu sais que tu vas en crever. Tu t'obstines à y croire encore un peu, juste pour te tenir debout. Ce goût amer dans ta bouche en permanence, même les clopes enchaînées ne l'effacent pas. Le chagrin c'est rien, il y a la culpabilité. Car tu ne veux pas oublier, à quoi ça servirait sinon? Tu assumes et tu te tais.

Me jette pas, moi non plus je m'aime pas.

Tu y as vraiment cru cette fois. Tu t'en fous des dix de retrouvés, tu as perdu l'homme de ta vie. Celui que tu as cherché et qui t'es tombé sur le coeur quand tu t'y attendais le moins. Tu cherches son odeur quelque part dans tes fringues, dans tes cheveux, n'importe où, mais c'est surréaliste, il n'y a plus rien. il n'y a plus ses sourires pour te convaincre que la vie n'est pas si pourrie au fond.

Paris sans lui. Comme si les rues voulaient te faire mal. Toujours quelque chose pour te faire penser à ce que tu as perdu. Un mec de dos qui lui ressemble un peu et tu sens que tes jambes te lachent. De toute façon ça fait mal. Tu vas pas te taillader les veines, tu vas avancer et recoller ce qu'il reste de toi. Tu vas pas faire la gueule, tu serais capable d'oublier comment on sourit.

Tu m'dis que toi ce que t'aimes pas c'est le mensonge que ça te ronge et qu'tu meurs. Moi c'est la vérité que je trouve triste à pleurer et je pleure.

C'est pas un mauvais rêve. Tu ne vas pas te réveiller en sursaut et le trouver près de toi dans ton lit. Il ne va pas te serrer dans ses bras, même pas prendre ta main. Ton besoin d'affection tu te le gardes, personne d'autre que lui n'a le droit de caresser tes cheveux. L'année dernière à la même époque tu puais le bonheur à des kilomètres. Aujourd'hui tu flaires cette odeur sur les couples amoureux et tu as presque peur pour eux parce que tu sais comme ça peut faire mal.

Comme si ça allait passer plus vite. C'était pas n'importe qui ton amoureux. Comment on peut se faire aussi mal? Comment on peut s'aimer si fort et tout foutre en l'air d'un seul coup? On n'était pas invincibles alors? Bon sang mais oui on l'était! Peut-être même qu'on l'est encore. Pourquoi pas nous? Des milliers d'amoureux traversent des gouffres bien plus profonds et ils en ressortent plus soudés que jamais. Pourquoi pas nous puisqu'on était les plus amoureux de tous?

J'me souviens de rien maman, plus j'avance et moins je me retourne... et tu sais pour tout ça j'ai pas le temps, tout s'efface et la roue tourne.

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[ Entre les deux parties de cet article, un an s'est écoulé. C'est pathétiquement triste, mais ça résume tout ce qu'il peut rester de moi aujourd'hui... Merci à vous d'être encore là.]

# Posté le samedi 19 mai 2007 12:44

Modifié le mercredi 04 juin 2008 13:39